Upsurge in ritualistic crimes in Benin (2018 article)

A few days ago I posted an article on the ritual murder of Gracia Prunelle, a young girl in Benin. Knowing that it was not the first ritualistic murder in Benin’s contemporary history (see my previous postings on this site), I went browsing on the internet and came across this article describing an upsurge in ritual killing and ritualistic acts in this West Africa in 2018. The author concludes her article with an alarming cry: despite the increase of these heinous acts, inspired by superstition, the authorities remain silent…. One wonders why….

For the convenience of readers who do not understand Frenchch, a brief summary in English follows here. The translation is the sole responsibility of this site’s webmaster who does not claim to present an exact and precise translation of the VOA article which is subsequently presented in is original version.

Summary:

“An increase in the number of ritual murders terrifies Benin. Missing people have been found in deserted houses and in the forest, sometimes they have vanished, ‘never heard of again’. Behind this phenomenon are witch doctors, people whisper. 

A few days ago, a young girl was raped and almost murdered but she was rescued by the police. It happened near Porto Novo, the country’s capital.

The suspect’s house was searched, and police found a human skill as well as organs of some of the victims.  

Joël Akondé, a journalist testifies. His brother was the victim of a ritual murder. “He was murdered in a savage and cruel way”, he stated on VOA radio (Afrique radio services). His brother was found back with his throat cut and his blood taken by his murderers.

These ritualistic crimes are committed by internet-criminals, nicknamed ‘gaymen’, who want to impress girls who subsequently become the victim of their unscrupulous assailants.  

Some allege these crimes are caused by the widespread unemployment and social pressure. 

The ‘keepers of tradition’ have been accused of complicity since they are the ones who teach the youth the secrets of their convent.  David Coffi Aza, a well-known keeper of the tradition and Fa priest defends himself. “Voodoo cannot cure, it does not harm” he says, “it’s a neutral force.” 

In view of the large scale of these atrocities the silence of the authorities is very worrisome.”, Ginette Fleure Adandé reports from Benin.

Translation by the webmaster (FVDK)

Upsurge in ritualistic crimes in Benin

Recrudescence des crimes rituels au Bénin

The community of keepers of tradition and indigenous religion in Benin (translation FVDK)
La communauté des gardiens de la tradition et de la religion endogène au Bénin, le 22 février 2018. (VOA/Ginette Fleure Adande)

Published: February 22, 2018
Publié: le 22 février 2018 
By: VOA – Ginette Fleure Adandé
Par: VOA – Ginette Fleure Adandé

Recrudescence des crimes rituels au Bénin

Le Bénin connaît une montée des crimes “rituels”. Des êtres humains portés disparus sont retrouvés sans vie dans des maisons inhabitées ou dans la brousse.Parfois, ils ne réapparaissent jamais. Ce phénomène serait l’œuvre des nombreux féticheurs autoproclamés qui passent par ces sacrifices pour asseoir leur hégémonie.

Il y a quelques jours, une jeune fille violée et sur le point d’être sacrifiée a été sauvée de la mort par les forces de l’ordre. Cela s’est passé à quelques kilomètres de Porto Novo, la capitale.

“Vers 3 heures du matin, le conseil de sécurité m’a expliqué qu’une fille de 12 ans a été violée”, raconte Michel Bahou, maire de la commune.

Il a ôté la vie à bien de personnes. Au cours de la perquisition à son domicile, des crânes humains et autres organes ont été retrouvés. 

Lors de son audition, il a fait des révélations comme l’explique Joël Akondé, un journaliste dont le son jeune frère a été égorgé et vidé de son sang. 

“Il a été sauvagement assassiné, égorgé”, confie-t-il à VOA Afrique.

Ces crimes rituels seraient l’œuvre de cybercriminels communément appelés “gaymen”; les nouveaux modèles de réussite sociale qui se servent de leurs richesses pour attirer les jeunes filles, souvent victimes de ces morts violentes. 

Le phénomène serait aussi causé par l’inégalité sociale et un chômage accru.

Devant la barbarie des meurtres, les gardiens de la tradition sont souvent montrés du doigt comme étant complices de ce dérapage; pour avoir mis dans les mains des jeunes sans scrupules les secrets de leurs couvents.

Sur la question David Coffi Aza, gardien de la tradition et prêtre du Fâ connu sous le nom géomancie, se défend. 

“Aucun vaudou ne peut faire du bien ou du mal, c’est une énergie neutre”, soutient-il.

Face à l’ampleur du phénomène, le silence des autorités est inquiétant.

David Coffi Aza, keeper of tradition and Fâ priest, Benin, February 22, 2018 (translation FVDK)
David Coffi Aza, gardien de la tradition et prêtre du Fâ, Bénin, 22 février 2018. (VOA/Ginette Fleure Adande)

Source: Recrudescence des crimes rituels au Bénin

Ritual murder of Bouba in Ivory Coast: “Witch doctors should be hunted”

Also in Ivory Coast witch doctors (locally called ‘marabouts’ and ‘féticheurs’) are held responsible for ritual killings committed in this country. The article reproduced below focuses on the case of a 4-year old boy named Bouba who disappeared, had his throat sliced and was found back buried. In the article, the author André Silvar Konan also mentions the wave of kidnappings of small children that terrified the population of this francophone West African country in 2015. André Silvar Konan criticizes the local authorities, accuses them of complicity, and demands justice: those who are responsible should be traced, arrested, tried and spend the rest of their lives behind bars. He points at corruption and illegal enrichment as driving forces behind these ritual killings and pleads for another, more healthy, state of mind – not only in Ivory Coast, but in the whole of Africa.

The original article also contains 20-plus interesting comments published on Facebook.
(webmaster FVDK)

Crime sur le petit Bouba en Côte-d’Ivoire: « Les marabouts et féticheurs des brouteurs ne doivent plus connaître de repos »

Translation (mine – FVDK – free translation):
“Witch doctors of predators should be hunted”

Published: February 28, 2018
By: André Silver Konan

“Missing” (left); “The suspect” (right)

Après le crime sur le petit Bouba à Williamsville (Abidjan), André Silver Konan exige que les marabouts et féticheurs des brouteurs soient traqués, arrêtés, jugés et condamnés à vie. Ci-dessous sa position.
Personnellement, j’ai un problème avec la manière dont le ministère public mène les enquêtes en Côte d’Ivoire chaque fois qu’un criminel rituel est mis aux arrêts. Dans l’affaire Bouba, on a une unique occasion de démanteler un vrai réseau criminel qui a choisi comme cible, nos enfants.

Pour mettre fin à ce genre de crimes rituels, opérés par de stupides gens qui pensent encore au 21è siècle, qu’ils peuvent devenir riches, en volant la vie d’un homme ; la justice doit amener les personnes arrêtées, à citer, non seulement leurs complices et commanditaires, mais surtout leurs marabouts et autres féticheurs.

On ne pense pas souvent à ces derniers, mais ils sont l’alpha et l’oméga de tous ces crimes. Les marabouts et autres féticheurs sont les premiers criminels dans ces affaires, il faut les arrêter parce qu’ils sont soit des complices soit des commanditaires de ces meurtres. Tant que ces derniers ne seront pas inquiétés, harcelés, arrêtés, emprisonnés à vie (je milite pour la prison à vie de ces gens-là), ce phénomène ignoble va continuer.

Heading (translated): Case of 4-year old child kidnapped, sacrificed and buried: “Suspect mentions ‘big shot’ – Accomplice arrested” (Source: Soir info, Wednesday, February 28, 2018 – Ivory Coast / Côte d’Ivoire).

Je répète : les marabouts et féticheurs de ces brouteurs stupides ne doivent plus connaître de repos. J’avais proposé en 2015, après la vague historique d’enlèvements d’enfants dans le pays, qu’un procureur spécial et une brigade spéciale soient nommés, pour lutter contre les atteintes aux droits de nos enfants. Je réitère cette proposition, elle reste d’actualité.

J’avais déjà dit que la corruption était un état d’esprit en Afrique. Je soutiens aussi que l’enrichissement illicite est un état d’esprit. Nous vivons tous dans des quartiers avec des brouteurs, qui deviennent riches du jour au lendemain, alors que nous savons pertinemment qu’ils ont, au pire usé de sacrifices rituels criminels pour devenir ce qu’ils sont, au mieux de vols et de détournements de fonds d’autrui, pour être ce qu’ils sont.
Mais qui d’entre-nous songe à les dénoncer ? Qui au sein de la justice, songe à traquer véritablement les brouteurs, si ce ne sont de petites actions médiatiques ? Quel DJ n’est pas fier de chanter les louanges d’un brouteur et n’est pas heureux de recevoir son argent dégoulinant du sang de nos enfants ?

Regardons autour de nous, les gens sont nommés et trois mois plus tard, ils roulent carrosses et construisent immeubles. Mais n’est-ce pas eux que nous prenons comme modèles dans nos quartiers, que nous désignons comme respectables dans nos villages, que nous choisissons à des postes électifs ?

Nous avons une Inspection générale d’Etat, une haute autorité pour la bonne gouvernance, des Agents judiciaires du Trésor, des Inspecteurs et contrôleurs financiers dans tous les ministères, mais combien de personnes ont déjà été arrêtées, jugées et condamnées pour enrichissement illicite, détournements de fonds publics ?

Les crimes rituels en rapport avec l’enrichissement rapide et illicite continueront tant que les autorités elles-mêmes qui sont censées faire respecter les textes sur l’enrichissement illicite continueront de se comporter comme des brouteurs. Y en a marre !

André Silver Konan

Source: Crime sur le petit Bouba en Côte-d’Ivoire: « Les marabouts et féticheurs des brouteurs ne doivent plus connaître de repos »
February 28, 2018
Le 28 février, 2018

Related article:

Insécurité : Des artistes se révoltent après l’assassinat du petit Bouba
Translation (mine – FVDK – free translation)
Artists enraged after the murder of young Bouba

Published: March 1, 2018
By Philomène Yaï (Stg) – linfodrome

4-year old Aboubcar Sidick nicknamed Bouba was murdered. Marabouts and/or féticheurs had been involved (witchdoctors). Bouba had disappeared and was found back dead, buried. His murderers had his throat sliced, apparently for ritual purposes.

Artists in Côte d’Ivoire  have reacted on the brutal killing of the young child Aboubcar Sidick nicknamed Bouba. His murder was a trending topic on social media and had a tremendous impact on the showbiz community in Ivory Coast.

Read the following article (in French):

Des artistes ivoiriens ont réagi après l’assassinat du petit Aboubacar Sidick dit Bouba. L’affaire, qui a affolé les réseaux sociaux depuis quelques jours, a touché les acteurs du showbiz ivoirien.

Les artistes n’ont pas voulu rester en marge de ce drame qui a affecté la Côte d’Ivoire. Chacun a, à son niveau, posé des actes pour exprimer sa srevolte et temoigner sa solidarité.

Debordo Leekunfai a effectué le déplacement pour aller soutenir la famille meurtrie résidant à Williamsville.

Bien avant son déplacement, l’artiste a traduit ses sentiments de tristesses sur les réseaux sociaux. « J’ai le cœur qui saigne ! Un cœur en larme ! Pourquoi enlever un sourire à un enfant qui n’a rien demandé à part vivre ! Je dis NON à tous ces actes d’enlèvement ! Que cela cesse ! Chers parents, protégeons nos enfants, car ils sont la relève de ce pays ! Que ton âme repose en paix petit ange! », a exprimé le chef du robbot macador.

”Opah La Nation” ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté que le Showtime qu’il prépare en ce moment, qui est prévu le 31 mars 2018, au Palais de la culture d’Abidjan, est dédié à ce petit Bouba.

A côté de Debordo Leekunfa, Mc One, le filleul de Kédjevara Dj, a lui aussi eu une pensée pour le petit Bouba. Avec des paroles poignantes dans un single, Mc One a rendu hommage à Aboubacar Sidick. « Petit Bouba fait la fierté de son père et sa mère, vit le jour au jour mais ne sait pas que la vie est très amère, que pout peut changer d’une minute à l’autre. La vie est un choix mais dans certains cas la vie choisit pour nous même (…), prenons conscience et posons de bons actes pour assurer notre atterrissage parce que la vie est un vol et la mort est un crash. Bouba, Petit Bouba, je sais que de là où tu es, tout va bien …», a écrit Mc One dans son texte en hommage au petit Bouba d’un crime rituel d’un bijoutier.

Source: Insécurité : Des artistes se révoltent après l’assassinat du petit Bouba
Le 1 mars, 2018
March 1, 2018